Suspendue des instances internationales de l’ITIE en 2013, pour cause d’instabilité politique,  la République Centrafricaine vient d’être réintégrée au sein de la grande famille ITIE, suite à la Décision du Conseil d’Administration de l’ITIE, le 21 octobre 2021.
La nouvelle a été portée à l’attention des journalistes lors d’un point de presse animé par le Ministre Coordonnateur de l’ITIE, Robert MOÏDOKANA, le 26 octobre 2021 dans la salle de conférence du Ministère des Mines.
Le Ministre a fait ressortir les principaux points de cette Décision, entre autres,


-- l’obligation pour la République Centrafricaine de produire son premier Rapport ITIE sur les divulgations unilatérales du Gouvernement pour l’exercice 2020, d’ici le 31 décembre 2022 ;
-- l’obligation de débuter la Validation le 1er avril 2024.
Le Conseil d’Administration, suite à la demande du groupe multipartite, a marqué son accord pour une mise en œuvre adaptée (certaines exigences de la Norme ITIE ne seront pas appliquées à la République Centrafricaine) valable jusqu’à la fin de la période de Validation.
Tout en reconnaissant les efforts déployés par les autorités du pays dans le cadre de la relance du processus ITIE, l’environnement difficile dans lequel l’ITIE opère en République Centrafricaine, le Conseil d’Administration exhorte le Gouvernement à s’assurer que les ressources naturelles soient gérées au profit de tous les citoyens et à prendre des mesures pour atténuer les risques de la corruption, d’abus ou de contrebande des minerais qui pourraient compromettre la paix et la stabilité du pays, l’encourage à poursuivre ces efforts en matière d’inclusivité dans le cadre multipartite en vue de rétablir la confiance.
Il convient de rappeler que suite au coup de force du 24 mars 2013, le Conseil d’Administration de l’ITIE était amené à suspendre la République Centrafricaine. Car il avait estimé que le pays « ne disposait pas à ce jour d’un gouvernement reconnu et nécessaire pour une mise en œuvre efficace de l’ITIE et que le pays ne pouvait pas adhérer aux Principes et Critères de l’ITIE dans l’état actuel de sa situation politique ».
Fort de ce qui précède, les autorités du pays n’ont ménagé aucun effort pour faire réadmettre la République Centrafrique dans le processus. Après une forte mobilisation des autorités, du groupe multipartite et de la presse, une demande de levée de suspension a été adressée au Conseil d’Administration en 2013, sans aucune suite ; une seconde a été adressée en 2014 pour solliciter une prorogation.
Aujourd’hui, tous ces efforts, doublés de la volonté politique du Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange TOUADERA ont permis à notre pays de redorer son blason après huit années de suspension.